26 décembre 2012

Noël

Alors voilà, c'était Noël. Noël au balcon, ce qui veut dire qu'on va se les geler sévère au printemps. Tout ça c'est la faute des Russes, qui ont piqué tout l'air froid pour le mettre en Sibérie. Noël, le temps des repas de famille et des remarques plus ou moins pernicieuses sur le contenu de votre assiette, voire sur votre vie en général pour les plus chanceux. Heureusement il y a les cadeaux, d'ailleurs les miens sont tellement beaux que je vais vous en montrer quelques-uns tout de suite.
 
Bon, mais chez moi, point d'huîtres ou de triste foie malade de canard, on s'est éloignés avec plaisir de la tradition, avec un feuilleté aux champignons et au seitan, une grande salade de mâche, de pousses d'épinards, betterave crue et airelles séchées avec une sauce douce au vinaigre de framboise, et le clou du spectacle, le dessert, une glace vanille avec des morceaux de butterscotch brownie, des noix et une sauce butterscotch tiède. Totale décadence.

Mais d'abord, les cadeaux ! Je vous montre pas tout, hein, juste ce qui peut vous intéresser, parce que ça concerne... la cuisine !

D'abord, le livre dont tout le monde parle en ce moment, Artisan Vegan Cheese de Miyoko Schinner, tout pour faire son fromage végane à la maison. Ca va du fromage frais à la ricotta, au "chèvre", mais surtout à des choses plus élaborées comme du brie, du gruyère ou du cheddar affiné. Un chapitre est consacré aux desserts : tiramisu, cheesecake, feuilletés... rien que du bon. Et d'après ce que j'ai pu lire jusque-là, ça marche, et c'est très bon.




 
 
Deuxième petite merveille, le dernier livre d'Hannah Kaminsky de Bitter Sweet, Vegan a la mode, consacré tout entier aux desserts glacés. La seule difficulté, c'est d'arriver à ne pas tout essayer d'un coup.
 
Rien de banal dans ces parfums de glaces, tout est créatif et souvent assez génial : Baklava, Popcorn, Tiramisu, Cheesecake, Cherry Cola, Gianduja, Pâte d'Amandes, Green Smoothie, Bloody Mary, Tarte aux Cerises, Pêche Melba, Mojito, Halva, Fraises et Lemon Curd, Sirop d'Erable et Beurre de Cacahuètes, Pain Perdu, Pétales de Rose, Chocolat Chaud (avec des marshmallows), mais avec aussi quelques classiques US comme Cookies and Cream ou Blue Moon. Les sorbets n'ont pas non plus été oubliés : Shirley Temple, Orange Amère, Myrtilles et Vinaigre Balsamique, Concombre & Melon, Pastèque, Poire & Cidre, Fraises et Rhubarbe. Un must, je vous dis !
 
 
 
 
 
 
A part ça, le père Noël a aussi apporté des moules en forme de fleurs :
 
 
 
 
Des feuilles de cuisson en silicone :
 
 
 
 
Des moules à mini cakes et muffins :
 
 
 
 
Et ces adorables salière et poivrière / boules de neige :
 
 
 
 


 
Au passage, on a donc aussi mangé :
 
 
 
 
 
 
Et cette glace dont je vous donne la recette parce qu'elle était juste totalement délicieuse :
 
 
 
 

Glace vanille & butterscotch

 
(peut être fait la veille)
 
- Glace vanille :
 
12 cl de crème de coco
50 cl de lait de soja non sucré
20 g d'arrow-root
100 g de sucre blond
1 c. à café de poudre de gousse de vanille (ou 2 c. à café d'extrait de vanille)
1 pincée de sel
 
Délayer l'arrow-root dans le lait, puis ajouter la crème de coco et le sucre, verser dans une casserole et faire chauffer en remuant au fouet jusqu'à ce que le mélange ait épaissi. Ôter du feu, et ajouter la vanille et le sel.
 
 
Verser dans un saladier, couvrir d'un film plastique puis laisser refoidir avant de réfrigérer plusieurs heures (idéalement une nuit).
 
 
Faire prendre la glace en sorbetière en suivant ces quelques conseils. Une fois qu'elle est prise, ajouter des petits morceaux de brownie (recette ci-dessus) en évitant les bords trop durs, bien mélanger puis stocker dans une boîte hermétique au congel jusqu'au moment de servir.
 
 
- Sauce butterscotch :
(adaptée d'une recette de David Lebovitz)
 
 
50 g de margarine vgl (St Hubert Bio ici)
100 g de sucre complet
80 g de sucre blond
9 cl de crème de coco
6 cl de crème Bjorg Soja Cuisine
2 c.  à café d’extrait de vanille
½ c. à café de sel (ou moins, selon vos goûts)
 
 
Mettre la margarine, les sucres, la crème de coco et le sel dans une petite casserole et porter à ébullition. Laisser bouillir 5 minutes, puis ôter du feu et ajouter la crème de soja, le sel et la vanille.
 
Ca peut vous paraître curieux d'ajouter du sel à une sauce sucrée, mais il donne vraiment une dimension supplémentaire à cette sauce, et faire ressortir le goût de sucre brun.
 
Pour servir, répartir la glace dans des coupes, saupoudrer de noix hachées, puis recouvrir de sauce butterscotch chaude (réchauffer à la casserole ou au micro-ondes au moment du dessert).
 
Cette sauce est aussi délicieuse sur une glace vanille toute simple, une tarte aux pommes, un moelleux au chocolat...

23 décembre 2012

Coffee toffee muffins

Hier, il pleuvait, avec des grosses bourrasques de vent, du genre à vous retourner propremement le parapluie et à bien vous tremper au passage. Un temps à muffins, dirais-je, parce que de toute façon, toutes les excuses sont bonnes pour produire une fournée de ces charmantes petites choses.
J'avais envie de caramel et de vanille avec une pointe de café. Mission accomplie avec ces muffins fondants et croustillants, adaptation d'une recette de 500 Vegan Recipes de Celine Steen et Joni Marie Newman.


(pour 12 muffins)

100 g de farine blanche
180 g de farine d'épeautre (T70)
1 sachet de levure chimique bio
1/4 de c. à café de sel fin
120 g de sucre complet
60 g de sucre blond

3 mesures "c. à café" de café soluble
60 g de yaourt de soja nature
70 g de margarine vgl fondue (St Hubert Bio ici)
15 cl de lait de coco
10 cl de lait de soja
2 c. à café d'extrait de vanille
sucre complet + margarine pour le topping

Préchauffer le four à 180 °C, chaleur tournante si vous avez. Mélanger tous les ingrédients secs d'un côté.

Dissoudre le café dans le lait de soja, puis ajouter le reste des ingrédients liquides. Mélanger au fouet, puis ajouter aux ingrédients secs. Mélanger à la cuillère juste assez pour incorporer, puis répartir dans des moules à muffins (laisser un peu de place en haut du moule).

Mettre environ 1/2 c. à café de sucre complet sur chaque muffins, terminer par un peu de margarine, puis cuire 25 minutes à 180 °C. Meilleurs tièdes ou mangés le jour même.

16 décembre 2012

Do you speak vegan ? invité des Délices de Plume

Aujourd'hui, vous pouvez retrouver Do you speak vegan ? sur le blog des Délices de Plume, une société toute neuve qui fabrique des biscuits magnifiquement décorés à la main et d'autres gourmandises pouvant être personnalisés, et surtout véganisés à la demande. Site de vente en ligne à venir très bientôt. 

Au programme pour nous, des bouchées de pâte d'amande maison aromatisée à l'orange et enrobées de chocolat noir. Parfait pour poser sous le sapin, en vous méfiant quand même du Père Noël qui risque de les embarquer en passant. 



15 décembre 2012

Blondie or not blondie


Dans ma cuisine, j’ai tendance à avoir un comportement un tout petit peu obsessionnel, ou du moins à pas trop aimer rater un truc. Enfin, certains ratages, on se dit que c’est sans espoir et on passe sans regrets à autre chose. Et d’autres fois, je sais pas pourquoi, j’ai du mal. Je commence par voir si j’ai zappé un truc dans la recette. Ou bien tout divisé en deux, sauf, euh, la farine par exemple. Aïe.

Après vient la phase de doute. Comment que ça se fait que le gars qui a écrit la recette, il a réussi ce que j’ai raté en suivant scrupuleusement la même recette. Ca peut venir du fait qu’il s’est un peu trompé en notant ses proportions (ce qui ne m’arrive jamais à moi, n’est-ce pas ? Hum…). Ou qu’il a piqué une belle photo à quelqu’un d’autre parce qu’il a effectivement obtenu un gros tas tout gris à la place de son gâteau. Ou alors… on entre dans le domaine de l’inexplicable. Du mystérieux. De l’ETRANGE.

Je me suis récemment (et sûrement provisoirement) débarrassée de mon obsession malsaine pour les macarons, après les avoir ratés une dernière fois. Obsession bientôt remplacée par une autre (hé, faut bien s’occuper !), rapidement devenue l’Affaire du Blondie.

Le blondie, comme chacun sait, est le cousin blond du brownie. Tout pareil, mais sans le chocolat dedans, ou alors juste en pépites. Jusque-là, c’est pas trop dur. Mais voilà. Je suis tombée par hasard sur cette recette du blog Cheeky Kitchen, recette qui m’a immédiatement tapé dans l’œil. Je précise que je venais de rater le blondie de Vegan Cookies Invade Your Cookie Jar, soit parce que je suis une courge et j’ai fait une bêtise quelconque, soit parce qu’on ne trouve pas ici de tofu soyeux ferme.

Donc, ce blondie irrésistible. Voyez comme il ressemble bien à un blondie. Une pâte très dense, tendre et à peine levée, avec un dessus un peu croustillant. Vous êtes témoins. Bon. Je teste la recette, en faisant tout bien comme il faut, mais en prenant l’option lait de coco (on pouvait mettre ça ou yaourt de soja). Ca partait mal, la pâte était très liquide et pas du tout comme celle de la photo, et bien sûr, le résultat était plus du côté du, euh… cake, disons, que du blondie.

Comme je suis effectivement un peu bornée, j’ai recommencé (je précise que dans ces cas-là, je divise les proportions par deux ou quatre pour limiter les dégâts) avec le yaourt de soja. Tout pareil.

Là, ça a commencé à m’agacer un peu, et j’ai trafiqué une espèce de version avec des proportions différentes, du sirop d’érable et des noix de pécan. Damned. Encore raté !

Une approche scientifique de la chose s’imposait. J’ai comparé les proportions avec des recettes testées et éprouvées, celles du Brownie de Your Vegan Mom, et celle du Butterscotch brownie de, euh, toujours Your Vegan Mom. Conclusion : je vois pas comment qui que ce soit pourrait obtenir un blondie avec ces proportions. (Beaucoup) trop de farine et de liquide, pas assez de gras et de sucre, et rien pour tenir tout ça ensemble. J’ai tout modifié bien comme il faut, utilisé du yaourt de soja comme liant, et tadam ! Un blondie. Qui ne m’a pas encore totalement convaincue à cause du léger arrière-goût de yaourt, et d’un petit manque de texture et de goût.

Alors hier soir, dernier essai, pour aboutir à cette petite merveille (oui, il est bon, mon gâteau !) qui n’a plus grand-chose à voir avec l’original : un blondie au café et aux noix, doré, fondant, croustillant, un vrai bonheur. Comme quoi ça a du bon les obsessions, au moins dans la cuisine. 






(pour 8 parts de goinfres, ou plus de petites)

40 g de farine ½ complète
100 g de farine blanche
1/2 c. à café de levure chimique
1/4 c. à café de sel fin
80 g de sucre complet
40 g de sucre blond
80 g de margarine vgl à pâtisserie (ça doit marcher avec de l’huile de coco)
4 mesures "c. à soupe" de lait de coco (6 cl)
1 c. à soupe de graines de lin moulues
1 c. à café d’extrait de vanille
2 c. à café de café soluble
80 g de cerneaux de noix

Mélanger le lait de coco et les graines de lin et laisser reposer 5 minutes.

Mélanger la margarine ramollie avec les sucres et la vanille jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le café et mélanger encore 5 minutes.

Mélanger séparément farines, sel et levure. Hacher grossièrement les noix.

Ajouter le mélange lait de coco – graines de lin au mélange sucre – margarine et bien incorporer.

Chemiser un moule carré avec du papier cuisson, et préchauffer le four à 160 °C.

Ajouter la farine au reste des ingrédients, et bien incorporer. Ajouter les noix, mélanger à nouveau et étaler la pâte dans le moule en égalisant bien à la spatule.

Cuire 20 à 25 minutes à 160 °C, 20 si vous voulez quelque chose de très tendre, 25 si vous voulez un dessus plus croustillant. Bon chaud, tiède et froid. Très bon tiède avec de la glace à la vanille. Ou au café.




11 décembre 2012

Libé food

En tripotant un peu l'interface de Do you speak vegan ? ce matin, j'ai découvert que le blog était à présent suivi par Libé food, site du journal Libération dédié à la cuisine, et qui propose, ô bonheur, une rubrique "Veggie" placée bien en évidence (y'a pas à dire, on progresse !) regroupant un bon paquet de blogs végéta*iens et véganes de France et de Navarre. 

Allez-y donc, il y a plein de bonnes et belles choses à cuisiner. 







9 décembre 2012

Cresson power


J'ai failli mettre "Tout est bon dans le cresson" en titre, et puis ça m'a semblé être légèrement de mauvais goût. Le cresson donc, qui fait partie de ces végétaux à feuilles vert foncé si formidables qu'il faudrait en manger une fois par jour, été comme hiver. 

Il existe deux variétés de cresson, le cresson de fontaine, aux feuilles rondes, qui pousse comme son nom l'indique dans de l'eau courante très pure, et le cresson alénois, aux feuilles plus longues et découpées, qui pousse dans la terre. Le cresson de fontaine sauvage est susceptible de vous refiler la douve du foie, un genre de parasite extrêmement antipathique responsable de la distomatose. Avec le cresson cultivé, les cas de contamination sont par contre extrêmement rares. En cas de doute, faites-le cuire, la bestiole n'y résistera pas. 

Bon, ceci dit, l'idée ici, c'était de vous proposer trois recettes utilisant du cresson de fontaine cru, parce toutes ces bonnes vitamines qu'il contient résistent moyennement à la cuisson. Après avoir testé la soupe de cresson (cuite), excellente et qui rappelle la soupe aux fannes de radis, nous avons donc ici de l'hoummos, un sandwich à la salade de tofu, et un pesto tout vert à servir sur des pâtes.

Et moi, je vais arrêter le cresson pendant un petit moment... 



Sandwich au cresson et à la salade de tofu


* Salade de tofu à la mayonnaise (Recette Weight Watchers)

200 g de tofu ferme (plutôt le Soy)
1 c. à soupe de mayonnaise vgl (Plamil pour moi)
1/2 c. à café de moutarde de Dijon
1 c. à café de vinaigre de cidre
1/4 de c. à café de curcuma
2 branches de céleri
1/2 oignon doux
sel, poivre noir
aneth ou persil haché selon la saison

Presser le tofu pendant 1h environ pour extraire l'eau. J'utilise un chinois en plastique, posé au-dessus d'un récipient, avec une soucoupe et un truc lourd sur le tofu. 

Emietter grossièrement dans un saladier. Hacher le céleri et l'oignon et ajouter au tofu, avec le persil ou l'aneth. 

Mélanger séparément la mayonnaise, la moutarde, le vinaigre et le curcuma, puis ajouter au reste.

Saler, poivrer, goûter pour rectifier si besoin, puis servir comme au-dessus dans un sandwich avec des feuilles de cresson cru. 





* Hoummos de pois chiches au cresson (Recette du site watercress.co.uk)

400 g de pois chiches cuits
10 cl d'eau
2 c. à soupe d'huile d'olive
1 c. à soupe de tahin
jus d'un citron
100 g de cresson 
1 gousse d'ail
sel

Procéder comme pour un hoummos classique, en mixant tout les ingrédients sauf le cresson jusqu'à obtenir une purée homogène, mais en réservant environ 50 g de pois chiches. 

Les ajouter dans le mixer à la fin avec les feuilles de cresson (enlever les tiges si elles sont dûres), et mixer encore un peu, sans chercher à mixer complètement le cresson et les pois chiches supplémentaires. 

J'étais assez dubitative au départ, mais c'est une excellente idée de marier l'hoummos à la saveur un peu piquante et poivrée du cresson cru. 





* Pesto de cresson cru aux noix de cajou

50 g de noix de cajou non salées
70 g de cresson
1 g de sel fin
2 c. à café de jus de citron
1 c. à soupe d'eau
1 c. à soupe d'huile d'olive
2 c. à café de levure de bière

Faire tremper les noix de cajou dans de l'eau, de une heure à une nuit. Rincer, égoutter, et mixer avec le reste des ingrédients.

Servir sur des pâtes, ou en tartinade dans un sandwich. 





27 novembre 2012

Gâteau d'anniversaire au citron

Un gâteau pastel et acidulé, à décorer plus ou moins selon vos envies. Pour la partie gâteau, j'ai utilisé ma recette de muffins au citron. La crème est un buttercream frosting basique, un genre de crème au "beurre", aromatisé au citron et coloré en jaune. 




(pour un gâteau de 25 cm de diamètre)

230 g de farine blanche
150 g de sucre blond
1 c. à café de levure chimique
1/4 de c. à café de sel fin

25 cl de lait de soja nature
12 cl d'huile de colza
4 c. à soupe de yaourt de soja au citron (ou nature)
4 c. à soupe de jus de citron (6 cl)
zeste d'un citron bio
1 c. à café d'extrait de vanille

Graisser un moule à gâteau rond. Préchauffer le four à 180 °C (chaleur tournante).

Mélanger ensemble farine, levure, sel et sucre. Mélanger à part le reste des ingrédients, puis ajouter aux ingrédients secs. 

Mélanger juste assez pour incorporer la farine, pas plus, puis verser dans le moule et cuire 35 minutes à 180°C. 

Laisser refroidir puis démouler. 





Crème au citron

80 g de margarine à pâtisserie type Vitaquelle (pas à tartiner !)
140 g de sucre glace
1 c. à café d'arôme citron (ou qqes gouttes d'huile essentielle)
2 c. à café de jus de citron (1 cl)
colorant jaune (j'utilise celui des magasins Alice Délice)

Mettre tous les ingrédients sauf lecolorant dans un grand bol, et travailler à la cuillère jusqu'à obtenir quelque chose qui ressemble à ça (la margarine doit être bien froide). Ajouter le colorant en dernier, et par petites doses. 



Mettre au frais jusqu'au moment de s'en servir. 

Une fois que le gâteau est complètement refroidi (vous pouvez le faire la veille pour le lendemain), coupez-le en deux avec un grand couteau à pain. Attention de tenir la lame bien parallèle pour éviter de couper en biais et de traverser. 




Etaler une très fine couche de crème au citron sur la moitié du bas avec une spatule métallique. Pas la peine d'en mettre des tonnes, c'est assez gras et sucré...




Remettez la deuxième moitié par-dessus, et toujours à la spatule, recouvrez le dessus et les bords du gâteau avec la crème, puis terminez avec des décorations à la poche à douille. 




Réfrigérez jusqu'au moment de servir. Ce gâteau est meilleur bien froid, et se garde sans problème un jour ou deux. 

20 novembre 2012

Brioche au sucre candi (Bitter Sweet)

J'ai un très vague souvenir de morceaux de sucre candi rangés dans un pot en argent chez ma grand-mère. Ca date légèrement. Il y avait aussi un truc à la violette, il me semble, peut-être des réglisses. Ou des pâtes vanillées à la réglisse. Chez l'autre grand-mère, c'était des bonbons aux plantes Ricola, au-dessus de l'évier. Nettement moins intéressant pour une petite fille.

Depuis, le sucre candi avait disparu de ma vie, jusqu'à ce que je tombe sur cette recette sur Bitter Sweet. Une beau gros pain brioché bien moelleux, qui cache dans son coeur une spirale de cannelle et de sucre candi. Le sucre fond, mais pas complètement, laissant des petites zones légèrement croquantes. On aurait envie de se jeter sur cette brioche à la sortie du four, mais elle est finalement meilleure (et plus facile à couper) une fois bien refroidie.
 
 





 
18 cl de lait végétal
1 sachet de levure de boulanger (je préfère la Briochin / Alsa)
600 g de farine T65
4 g de sel fin
180 g de yaourt de soja nature
90 g de margarine à pâtisserie (Vitaquell)
3 c. à soupe de sirop d'agave
1 c. à café d'extrait de vanille
 
1 c. à soupe de cannelle
100 g de sucre candi
 
1 c. à soupe de lait de soja
1 c. à café de sucre roux
 
 
Graisser un moule à cake.
 
Faire tiédir le lait (18 cl) dans un bol, ajouter la levure et laisser reposer 5 minutes.
 
Dans un grand récipient, mélanger la farine et le sel. Ajouter le yaourt, la margarine fondue, le sirop d'agave, la vanille et le mélange levure-lait.
 
Mélanger énergiquement à la cuillère, puis pétrir à la main jusqu'à obtenir une grosse boule élastique et non collante. Si ça colle, ajouter un peu de farine.
 
 
 
 
Mettre dans un grand saladier légèrement huilé, couvrir d'un torchon et laisser lever 1h au chaud, jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume. Si c'est l'hiver et que vous n'avez pas de source de chaleur genre radiateur, allumez votre four quelques minutes, puis éteignez et mettez la pâte à l'intérieur, en évitant les saladiers en plastique.
 
Votre pâte devrait ressembler à ça :
 
 
 
Mettre la pâte sur une surface farinée, aplatir un peu avec les phalanges pour faire sortir l'air, puis étaler au rouleau pour former un rectangle de la largeur de votre moule.
 
 

 
Saupoudrer avec la cannelle, en laissant un espace au bord, puis répartir le sucre candi sur la pâte.
 
 
 
 
Rouler la pâte bien serré en commençant par le bord le plus éloigné. Quand vous arrivez au bout, mouillez le bord le plus près de vous avec un peu d'eau, et scellez le cylindre de pâte.
 
 
 
 
Mettez la pâte dans le moule graissé, jointure vers le bas, et laissez lever encore 45 minutes.
 
Préchauffez le four à 190°C.
 
Badigeonnez le dessus de la pâte avec le lait de soja (attention de ne pas faire de coulures sur le moule, ça colle), saupoudrez de sucre roux.
 
 
 
 
Enfournez pendant 30 minutes (chaleur tournante), jusqu'à ce que le dessus soit bien doré et que ça sonne creux quand on tape avec le doigt.
 
Laissez refroidir 30 minutes avant de démouler sur une grille, puis laissez refroidir complètement avant d'attaquer. Se garde sans problème un jour ou deux, et doit faire une excellente base pour du pain perdu une fois rassis.

15 novembre 2012

Soupe aux blettes, aux pois chiches et au paprika

Pour bien faire, il paraît qu'il faudrait manger au moins une portion de légumes à feuilles vert foncé par jour, parce que ça contient tout un tas de bonnes choses comme des vitamines A, C, et K, du calcium et du fer. Au passage, les vitamines contenues dans les légumes sont mieux assimilées quand on absorbe un peu de gras avec, donc les sauces salades à 0%, c'est assez contre-productif. Le cerveau aussi, d'ailleurs, a besoin de gras pour bien fonctionner, d'où peut-être le regard vide des mannequins sous-alimentés.

Mais je digresse. Les légumes verts foncés, donc. Qui englobent principalement la roquette, le brocoli, les épinards, les blettes, le kale (genre de chou frisé introuvable en France), la laitue romaine, le pissenlit, la mâche, et les feuilles de légumes comme les betteraves ou les radis. Le cresson, aussi, très riche en manganèse. On peut se faire un green monster chaque matin, et/ou cuisiner une soupe délicieuse qui réchauffera vos soirées d'automne. Elle contient ces fameux légumes verts, des protéines, des pommes de terre pour ne plus avoir faim après, et juste une cuillerée à soupe d'huile.


(pour 4 personnes)
2 à 3 côtes de blettes, selon la taille
½ boîte de pulpe de tomates (200 g)
300 g de pois chiches cuits
4 pommes de terre moyennes à chair tendre (j'ai mis des Europa)
1 oignon moyen
1 c. à soupe d’huile d’olive
1 c. à café de gros sel
2 c. à café bombées de bouillon de légumes en poudre
2 c. à café bombées de paprika doux
½ c. à café de thym
80 cl d’eau
Emincer l’oignon. Peler les pommes de terre et couper en cubes. Séparer les tiges des feuilles de blettes, couper les tiges en tranches assez fines, et les feuilles en lanières. 

Faire revenir l’oignon dans l’huile dans une cocotte-minute. Quand il est doré, ajouter les pommes de terre, puis les blettes. 

Laisser réduire 5 minutes, puis ajouter le reste des ingrédients. Fermer la cocotte et laisser cuire 15 minutes après la mise sous pression.

Servir bien chaud avec du pain frais.

12 novembre 2012

Calzone-fajita au tofu

Eh, si ça c’est pas de la cuisine métissée, je sais pas ce que c’est. Variante de la classique fajita mexicaine, notre calzone contient du tofu grillé et épicé, des oignons, du poivron rouge et de la « crème aigre » aux noix de cajou. A servir avec du guacamole maison et une salade verte.

Et puis si l’idée du calzone ne vous dit rien, vous mettez tout ça dans des tortillas de blé, guacamole compris, et c’est tout. Ca sera aussi bon, et ça ira plus vite.
 
 
 

(pour 2 personnes)

 
125 g de tofu ferme (le Soy, de préférence, plus ferme que les autres marques)
1 c. à soupe d’huile neutre
1 c. à café d’ail semoule déshydraté
1 c. à café de cumin en poudre
1 c. à café de paprika
2 mesures « c. à café » (= 1 cl) de tamari

1 poivron rouge ou vert (ou 50/50 de chaque)
1 oignon moyen
1 c. à café d’huile d’olive
sel fin

Crème aux noix de cajou

65 g de noix de cajou non salées (crues si possible)
1 g de sel fin
3 cl d’eau
7 ml de jus de citron (1,5 mesure « c. à café »)



Faire tremper les noix de cajou au moins 1 heure et jusqu’à 8 heures dans un bol d’eau. Egoutter et rincer. Mixer avec l’eau, le sel et le jus de citron jusqu’à obtenir une texture crémeuse.

Emincer l’oignon, couper le poivron en lanières et faire revenir à la poêle avec l’huile jusqu’à ce que l’oignon soit doré et le poivron bien tendre. Saler et mettre de côté.

Presser le tofu pour éliminer son eau. Pas besoin de gaspiller de l’essuie-tout ou de salir un torchon, il suffit de le mettre dans une passoire fine posée sur un saladier, de le recouvrir d’une soucoupe et de poser quelque chose de lourd sur l’ensemble, un paquet de farine par exemple. L’eau va s’écouler tranquillement dans le saladier.

Une fois que c’est fait, faire chauffer l’huile dans une grande poêle anti-adhésive, émietter le tofu dedans et faire revenir pendant environ 20 minutes, jusqu’à ce qu’il soit bien doré.
 
 
 
 
Ajouter l’ail, les épices et le tamari, bien mélanger pour enrober le tofu, et ôter du feu.
 
Préchauffer le four à 220°C (pas en chaleur tournante).

Etaler de la pâte à pain pour former un cercle assez fin de 30 cm de diamètre environ. Transférer sur une plaque de cuisson légèrement huilée.

Répartir le tofu en demi-lune sur une moitié de la pâte en laissant un espace libre suffisant pour fermer le calzone. Ajouter le mélange oignons-poivrons.
 
 
 
 
Ajouter environ quatre cuillères à café de crème de noix de cajou sur le dessus.
 
 
 
 
Terminer par quelque chose de vert parce que c’est plus joli, persil, coriandre… J’ai mis de l’aneth, au hasard.
 
 
 
Mouiller au pinceau le bord du cercle de pâte, replier en deux et souder les bords.

Cuire 15 minutes environ à 220°C, jusqu’à ce que le dessus commence à dorer.

Servir bien chaud.

11 novembre 2012

Velouté de courge butternut au gingembre

Une petite soupe toute simple à base de courge butternut. Je me suis pas fatiguée, j'ai utilisé la recette de Soupe de carottes au curry de Maple Spice, ajouté du gingembre pour corser un peu le tout, réduit la quantité d'eau et mis plus de curry. C'est très bon, mais plus sucré que la version aux carottes. Si vous n'aimez pas le sucré-salé, mieux vaut vous abstenir...
 
 

 
(pour 4 personnes)
 
 
500 g de courge butternut
1 grosse cuillère à soupe de gingembre frais, pelé et râpé fin
10 cl de lait de coco
3 c. à café de poudre de curry doux
3 c. à café de bouillon de légumes en poudre
2 c. à café de jus de citron
80 cl d'eau
sel
huile végétale neutre

Peler la courge, couper en gros dés. Emincer l'oignon et faire revenir dans un peu d'huile jusqu'à ce qu'il soit doré. Ajouter le gingembre et faire revenir encore une minute.

Ajouter le curry, l'eau et le bouillon. Il vaut mieux saler en fin de cuisson si le bouillon est salé, pour éviter les bêtises. Couvrir et laisser mijoter 30 minutes environ, jusqu'à ce que la courge soit tendre (ou cuire 20 minutes en cocotte-minute à partir de la mise sous pression).

Mixer au mixer plongeant, puis ajouter le lait de coco et le jus de citron. Rectifier l'assaisonnement. Si vous aimez, servir avec de la coriandre hachée.

2 novembre 2012

Pour vraiment tout savoir sur la B12

J'avais publié l'année dernière l'excellent article de David Olivier expliquant comment la vitamine B12 présente dans les produits d'origine animale provenait en fait de suppléments, les méthodes d'élevage moderne, trop aseptisées, ne permettant plus aux animaux de produire cette vitamine de façon naturelle.
 
Les véganes, en se supplémentant, ne faisaient donc que prendre directement le supplément, au lieu de tuer un animal servant de "relais".
 
Exposé que je me suis empressée de resservir à tous les omnivores casse-pieds qui me balançaient le "problème de la B12" dans les gencives. Imparable.
 
Pour pousser un peu plus loin la compréhension sur cette fameuse B12 dont on parle tant chez les véganes, et comme je suis gentille, je vous ai traduit un article très intéressant du Dr Stuart A. Seale, un médecin américain co-auteur de deux livres, The 30 Days Diabetes Miracle et The Full Plate Diet : Slim down, look great, be healthy. Article trouvé sur le blog Choosing Raw.
 
"Pour les personnes s’alimentant de façon végétarienne ou végétalienne, il est courant que leur famille ou amis posent des questions concernant les apports nutritionnels, en particulier sur des points qui ne sont pas encore officiellement établis. « Où trouves-tu des protéines ? », ou « Il faut boire du lait pour le calcium ! » font partie des choses que l’on entend le plus souvent. Dans la même veine, lorsqu’ils apprennent qu’il est recommandé aux végétariens, et tout particulièrement aux végétaliens de se supplémenter en vitamine B12, beaucoup s’empressent de conclure qu’une alimentation végétale est inférieure d’un point de vue qualitatif. Après tout, si ce type d’alimentation est si bénéfique pour la santé, pourquoi est-ce qu’elle ne procure pas tous les nutriments et micronutriments nécessaires ? Cette question de la B12 est source d’une certaine confusion, y compris parmi les végétaliens eux-mêmes. Intéressons-nous donc aux données scientifiques relatives à cette vitamine, afin de tordre le cou aux idées fausses circulant à son sujet.
 
La vitamine B12 a une fonction de cofacteur dans de nombreux processus physiques et métaboliques essentiels au bon fonctionnement du corps humain. Elle joue un rôle dans la production des globules rouges, et une déficience peut mener à une anémie mégaloblastique. Elle est également indispensable au bon fonctionnement du système nerveux. Si elle vient à manquer, on peut assister à l’apparition de nombreux symptômes tels qu’une perte de la sensibilité dans les membres, de la fatigue, des tremblements, des problèmes d’équilibre, des sautes d’humeur, voire même de la démence. Il a également été démontré que la vitamine B12 a une action bénéfique sur le système vasculaire en réduisant le taux d’homocystéine dans le sang. Un taux élevé de cet acide aminé peut endommager les artères, augmentant les risques d’AVC et de crise cardiaque. Des recherches sont actuellement en cours sur d’autres actions possibles de cette vitamine, comme la réduction des risques de cancer du sein et de récidive d’AVC ou la baisse du taux de cholestérol.
 
La vitamine B12 est un micronutriment essentiel pour les humains, « essentiel » signifiant qu’il doit provenir de sources extérieures ; nous n’avons pas la capacité à le produire dans notre corps à partir d’autres nutriments. Cette vitamine doit donc être apportée par l’alimentation, ce qui peut être considéré comme un obstacle à un régime végétarien, étant donné qu’il n’existe pas de source fiable de B12 dans les végétaux. On ne la trouve que dans les aliments d’origine animale, la viande, les œufs et les produits laitiers.
 
Est-ce que cela signifie que nous ne somme pas destinés à être végétariens, et qu’une alimentation végétale est inférieure ? Afin d’apporter une réponse à ces questions, nous devons nous intéresser à la source ultime de la vitamine B12 : les bactéries. Cette vitamine n’est fabriquée dans la nature que par des bactéries se trouvant dans la terre, dans le tube digestif supérieur d’animaux ruminants (vaches, moutons, chevreuils, etc.), et également dans le tube digestif inférieur des autres animaux. Dans le cas des ruminants, la B12 fabriquée par les bactéries résidant dans leur estomac peut ensuite être absorbée par les tissus. De plus, la nourriture qu’ils ingèrent est contaminée par de la terre, laquelle contient de la B12. Les animaux d’élevage reçoivent également des suppléments de cette vitamine pour accélérer leur croissance. Les animaux sauvages non ruminants mais non carnivores semblent se procurer cette vitamine grâce à la terre qu’ils ingèrent avec leur nourriture. Pour les animaux sauvages carnivores, la B12 est fournie par le foie (lieu de stockage de la B12 en excès chez les animaux) et par les bactéries contenues dans les intestins de leurs proies.
 
Les recommandations journalières de B12 pour les humains sont minimes, et dans le passé, lorsque nous ne vivions pas encore dans une société aseptisée et « germophobique », il est vraisemblable que la terre et les bactéries présentes sur les aliments végétaux suffisaient à nous procurer toute la B12 nécessaire. Aujourd’hui, nous évoluons dans un environnement bien plus hygiénique et dénué de bactéries, et nos terres arables sont également de plus en plus stérilisées. Bien sûr, il existe toujours une production de B12 dans le système digestif inférieur des animaux, humains compris, mais nous n’avons pas la capacité à l’absorber. Il semble cependant que la plus grande partie de la vitamine B12 présente dans les aliments d’origine animale provient d’une contamination par les bactéries intestinales durant la mise à mort.
 
De nombreuses études nutritionnelles montrent quels sont les bénéfices d’une alimentation à base de végétaux non raffinés, même en l’absence de produits d’origine animale. Les humains peuvent tout à fait se nourrir exclusivement de plantes, et rester en parfaite santé. Dans les sociétés agraires traditionnelles, où les terres riches en bactéries étaient travaillées à la main, il n’y avait pas de risque de carence en B12, apportée par les restes de terre présents sur les plantes consommées et par le contact de la peau avec cette terre. Le problème de la nécessité d’une supplémentation en B12 pour les végétaliens n’indique donc pas qu’une alimentation exclusivement végétale soit inférieure ou mauvaise pour la santé. Il n’y a en réalité aucun lien entre les deux. Le fait que les végétaliens d’aujourd’hui aient besoin de se supplémenter en B12 vient de la stérilité de notre environnement, pas de la qualité nutritionnelle de ce que nous mangeons. Ce ne sont pas les humains qui ont changé, mais leur environnement."
 
 

31 octobre 2012

Salade de chou-fleur et de pousses d'épinards



Une variation sur la Salade de pommes de terre au fenouil de Vegan Planet, avec des légumes de saison. La sauce au citron et à l'aneth va merveilleusement bien avec le chou-fleur. Je ne sais pas comment je vais faire quand il n'y aura plus d'aneth au marché. Hiberner, peut-être, jusqu'à la fonte des neiges.
 
chou-fleur cuit à la vapeur (pas trop, il faut qu'il soit juste tendre)
avocat bien mûr
oignon doux, haché
pommes de terre
pousses d'épinards
plein d'aneth hachée
 
sauce avec moutarde, plein de citron, huile d'olive (ou autre), sel
 

29 octobre 2012

Piment cerise et salamandres

Chers lecteurs, je vous informe que vous pouvez à présent retrouver Do you speak vegan sur le site Cherry Pepper, qui est un agrégateur de blogs vg, et où vous trouverez donc des tas de recettes et d'articles en provenance de tout plein de super blogs français et francophones.

Le site édite également un e-magazine trimestriel avec des rubriques comme "Sport", "Bien-être", "Cuisine", "Mode", des tests de produits, des interviews, une BD...

Ce mois-ci, un dossier très complet sur un sujet sensible, l'huile de palme, des articles sur Sea Shepherd, les Slutwalks, les anti-corridas, les taouages véganes, la coloration au henné, des recettes d'automne...
 
 
 
 
 
A part ça, ce week-end, j'étais bénévole au Festival Salamandre en Suisse, près de Lausanne. La Salamandre ("La revue des curieux de  nature"), c'est une super revue suisse sur la nature et les animaux, moins marrante que sa cousine française La Hulotte ("Le journal le plus lu dans les terriers"), mais avec beaucoup de très belles photos et dessins couleur et des articles souvent très bien écrits.
 
 

 
 
 
Au programme du Festival, projection de films, débats, activités pour les enfants, associations, expos photos, dessins et sculptures (très beaux animaux en papier d'Anne-Lise Koehler), ciné-transat, stands divers et variés, restauration, bar, et un concert le samedi soir.
 
 


 Oui, c'est bien de la neige qu'on voit sur la banderole...
 
 
Tout à fait par hasard, j'ai été affectée à la cuisine, où j'ai épluché des coings, farci des pâtissons, fait des tartes aux pommes, épépiné des potimarrons, coupé des oignons, dressé des desserts, lavé de monstrueuses marmites à soupe, et nettoyé par terre (beaucoup). J'ai transporté des bols géants de pâte à pizza au milieu des bourrasques de neige, traîné des poubelles de compost plus lourdes que moi, pris des bains de vapeur brûlante devant les fours, me suis fait des ampoules en pelant les coings et des courbatures en battant de la crème (de vache, hélas), et la nuit, on a dormi dans un abri anti-atomique, grande spécialité helvétique.
 
 

 

 
 
 
Chaleureux, non ? Sur la photo, il manque la dame qui toussait juste au-dessus, le gars du matelas d'à côté qui m'a draguée pendant un certain temps avant qu'on s'endorme, et le monsieur qui ronflait quelque part à l'étage du haut. Bon, en bref, on s'est bien marrés. Après ça, je suis rentrée chez moi au milieu des flocons, je me suis couchée, et j'ai dormi 10h d'affilée.
 
Quand je serai de nouveau en forme, il se pourrait que je vous fasse des tartes au citron meringuées. Depuis le temps que j'en parle...