29 septembre 2012

Curry de courgettes et carottes au gingembre

 


(pour 2 personnes)

2 carottes bien sucrées
3 petites courgettes
4 petites pommes de terre
1 oignon moyen
1 c. à soupe de gingembre frais râpé
10 cl de lait de coco
2 c. à café de curry
1 cl de jus de citron
sel, eau, huile végétale

Peler les pommes de terre, et éventuellement les carottes et les courgettes si elles ne sont pas bio (ou si ça vous fait plaisir...). Hacher l'oignon, et faire revenir dans une casserole avec un peu d'huile.
 
Couper les pommes de terre en longueur en 8 quartiers. Couper les carottes et les courgettes en tronçons.
 
Quand l'oignon commence à dorer, ajouter le gingembre râpé, faire revenir encore une minute, puis ajouter les carottes, les pommes de terre et le curry. Bien mélanger, saler, ajouter le lait de coco, mettre juste assez d'eau pour couvrir les légumes, couvrir et laisser cuire 15 minutes.
 
Ajouter les courgettes et un peu d'eau s'il n'y en a plus assez, couvrir et laisser cuire encore 10 à 15 minutes, jusqu'à ce que les légumes soient tendres. Ajouter le jus de citron, vérifier que c'est assez salé, et servir avec du riz ou des naans tout chauds.

28 septembre 2012

Cosmétiques Kibio

 
 

 
Oui, c'est un peu un post de flemmarde, genre j'ai rien à vous mettre sous la dent alors je prends en photo un pot de crème hydratante. J'ai fait un curry avant-hier, qui était bon, mais alors pas DU TOUT photogénique, et qui s'est par conséquent vu refuser l'accès au blog. Recalé, le curry. Je le referai en plus beau un de ces jours.

Et donc, la crème hydratante. Je voulais rendre hommage à la marque Kibio, qui comme son nom l'indique fait des cosmétiques bio, non testés, et aussi efficaces qu'agréables à utiliser. Pour l'été, j'avais déjà la crème solaire visage, et la Ki-Crème qui a une texture légère mais qui mine de rien hydrate parfaitement, et comme le temps se refroidit, je suis passée à une texture plus nourrissante, la Crème Nutritive au katafray et à l'acide hyaluronique naturel. J'ai une idée extrêmement vague de ce qu'est le katafray, mais ma peau a l'air d'aimer beaucoup ça. Cette crème est vraiment nourrissante, mais pénètre rapidement sans qu'on ait besoin d'insister lourdement (contrairement à certaines crèmes bio que par charité on ne nommera pas ici), et ne vous laisse pas la tronche toute grasse et luisante.

Un gros coup de cœur, en résumé. J'ai aussi la peau hyper réactive et tendance à prendre facilement une jolie teinte betterave en fonction de la compo des crèmes (surtout celles contenant des huiles essentielles), et là, aucun problème. Les produits Kibio sont vendus dans certaines parapharmacies, et aussi nettement moins chers sur ce site.
 
 
 
 
 

 

23 septembre 2012

Tartelettes au chocolat au lait

Première bonne nouvelle : je maîtrise enfin la pâte sablée végétalienne. C’était pas très compliqué, il suffisait d’utiliser une margarine végétale spéciale pâtisserie (sans ajout d’eau), et de remplacer l’œuf par du substitut d’œuf en poudre. Fallait juste y penser…

Deuxième bonne nouvelle : l’association noix de coco – cacao donne un goût qui se rapproche beaucoup du chocolat au lait, et, troisième bonne nouvelle, ces petites tartelettes sont à peu près cent fois plus light qu’une tarte au chocolat classique.




(pour 4 tartelettes de 12 cm de diamètre)

Pâte sablée :

125 g de farine blanche
75 g de margarine vgl « spécial pâtisserie » (ici de la Vitaquell Cuisine-Pâtisserie)
20 g d’amandes en poudre
40 g de sucre glace
1 c. à café de substitut d'oeuf Orgran
2 mesures « c. à soupe » (3 cl) d’eau froide
¼ de c. à café de sel
¼ de c. à café de gousse de vanille en poudre


Crème au chocolat :

30 cl de lait de coco
30 g de chocolat noir à pâtisserie
10 g de cacao
40 g de sucre blond ou roux
2 g d’agar-agar en poudre
½ c. à café d’extrait de vanille

Pâte : peser la margarine, et laisser à température ambiante pour qu’elle ramollisse un peu.

Mélanger le substitut d’œuf et l’eau dans un petit bol.

Ajouter le sucre et la vanille à la margarine et travailler à la cuillère. Ajouter le mélange eau – substitut d’œuf, et bien incorporer.

Mélanger le sel, la farine et la poudre d’amandes, et ajouter au mélange sucre – margarine. Mélanger (pas trop). Si c’est trop sec, ajouter un tout petit peu d’eau. Vous devez obtenir de grosses miettes, que vous allez rassembler en une boule avec vos mains. Ne pas pétrir, c’est comme pour la pâte brisée, moins vous la manipulez, et meilleure elle sera.

Mettez cette boule de pâte sur un morceau de film plastique, formez un petit paquet bien serré, et réfrigérez deux heures pour durcir la pâte.

Au bout de ces deux heures, sortez la pâte, coupez-la en quatre morceaux égaux. Huilez très légèrement quatre moules à tartelettes (sauf si vous en avez des anti-adhésifs), déposez un morceau de pâte dans chaque moule, et étalez la pâte avec les doigts, en saupoudrant un peu de farine pour éviter que ça colle. Vous pouvez bien sûr aussi étaler chaque morceau au rouleau sur une surface farinée, mais je trouve ça plus facile de le faire directement dans le moule avec la pâte sablée qui a une texture très fragile. Bien faire remonter la pâte jusqu’en haut du moule.

Piquer le fond de la pâte avec une fourchette, et cuire à blanc 30 minutes à 180 °C, jusqu’à ce que le fond soit bien doré. Si la pâte est encore blanche, elle ne croustillera pas.




Laisser refroidir, puis démouler (la pâte devrait sortir sans problème des moules) et poser sur une grille.

Préparer la crème au chocolat : délayer l’agar-agar avec le lait de coco dans une petite casserole. Porter à ébullition, ajouter le sucre, et laisser bouillir 3 minutes en mélangeant pour éviter que ça attache.

Ôter du feu, ajouter le chocolat coupé en morceaux, mélanger au fouet. Une fois que le mélange est homogène, ajouter le cacao et la vanille, et bien mélanger à nouveau.

Verser dans les coques de pâte, et laisser refroidir, puis réfrigérer. Servir bien froid le jour même pour garder la pâte croustillante.

20 septembre 2012

Verrines framboise-guimauve

Je vous avais dit dans mon dernier post que j'avais commencé par rater plus ou moins les guimauves avant de les réussir (la version rose fuschia). En plus d'avoir eu la main lourde sur le colorant, il manquait de l'agar-agar et de la gomme xanthane, et le résultat était trop mou pour former des cubes de guimauve.

C'était par contre sacrément bon tel quel à la cuillère, et comme je n'ai peur de rien, je me suis dit que ça serait encore meilleur avec de la crème et des framboises. N'ayez pas peur, plongez dans ces verrines parfumées, crémeuses et acidulées, et retombez en enfance le temps d'un dessert.
 
 


(pour 4 verrines)

Mousse de guimauve

20 g de substitut d'oeuf en poudre Orgran
1 g de gomme xanthane
8 cl d'eau
20 g de sucre glace
colorant rose

1 g d'agar-agar en poudre
120 g de sucre blanc
6 cl d'eau
2 cl d'eau de fleur d'oranger
1/2 c. à café d'extrait de vanille
1 c. à café de jus de citron

1 brique de crème Soyatoo (ou une autre crème si vous avez la technique pour en faire de crème fouettée, mais évitez surtout la crème de coco, qui viendrait perturber ce délicat assemblage de parfums comme un éléphant dans un jeu de quilles)

framboises, fraîches ou surgelées

Procédez pour la guimauve comme pour cette recette, en vous arrêtant une fois que vous avez incorporé le sirop à la mousse. Allez-y doucement avec le colorant, et vous obtiendrez une mousse rose pâle beaucoup plus jolie que la mienne.
 
Laissez refroidir la mousse.
 
Pour réaliser les verrines, réfrigérer la crème Soyatoo pendant plusieurs heures. Battre au batteur électrique pour obtenir une crème fouettée.
 
Alterner dans les verrines des cuillères à café de crème et des framboises (si elles sont surgelées, les mettre encore gelées dans les verrines) en faisant attention de placer des framboises contre les bords des verres.
 
Mettre la mousse de guimauve dans une poche à douille ou une seringue à pâtisserie, et répartir sur la crème dans les verrines. Servir rapidement, ou mettre au frais.

16 septembre 2012

Guimauves = Vegan Marshmallow

Mesdames et messieurs mes lecteurs, j’ai l’honneur (et la joie) de vous annoncer que mes guimauves végétaliennes sont au point, et à la portée d’à peu près tout le monde. Je ne sais pas ce que ça vous fait, mais moi, comment dire, je suis plutôt hyper contente.

Je les ai juste ratées une fois avant de les réussir, mais le ratage était quand même tellement bon que je l’ai recyclé dans un petit dessert pas triste que je vous présenterai dans un futur proche.

Comme matériel « technique », il vous faut absolument une balance précise (au gramme près), un batteur électrique, de la gomme xanthane, du substitut d'oeuf de la marque Orgran, et de l’agar-agar en poudre, trois produits que l’on trouve très facilement sur plusieurs sites français, et dans certains magasins (pour les parisiens, j’ai acheté ma gomme xanthane chez G. Detou, et le pot va bien me durer 10 ans, à moins que je me lance dans le commerce des guimauves…). Le substitut d’œuf est en vente chez Un Monde Vegan, et j'ai fait au printemps un post sur l'agar-agar. Et si vous en avez un, un thermomètre à sucre, mais ça n'a rien d'indispensable.

J'ai pas encore essayé de voir si ça fond dans le chocolat chaud (à priori non, vu que l'agar-agar, contrairement à la gélatine, est stable une fois gélifié), mais ça fond en tout cas très bien dans la bouche.



(pour une vingtaine de guimauves)

20 g  de substitut d'oeuf en poudre Orgran
2 g de gomme xanthane
6 cl d'eau
2 cl d'eau de fleur d'oranger
25 g de sucre glace
colorant rose (ou d'une autre couleur)

3 g d'agar-agar en poudre (surtout pas en paillettes)
120 g de sucre blanc (si vous utilisez du roux ou du blond, vos guimauves vont être un peu beiges, après c'est comme vous voulez)
6 cl d'eau
1/2 c. à café d'extrait de vanille

(vous pouvez bien sûr les aromatiser avec autre chose, mais là, c'est le vrai arôme « guimauve »)

sucre glace + Maïzena pour l'enrobage





Préparer un moule carré  ou rectangulaire (si carré, environ 15 x 15 cm) avec du papier cuisson. Couper deux bandes de papier de la largeur du moule, huiler (très important) avec une huile végétale neutre et une feuille de papier absorbant, et diposer les bandes en croix de façon à chemiser le moule.

Mettre le substitut d'oeuf dans un récipient profond, ajouter la gomme xanthane et mélanger à la fourchette. Ajouter les 6 cl d'eau et l'eau de fleur d'oranger et mélanger vigoureusement. La texture sera grumeleuse, mais ça n'a pas d'importance. Battre environ 8 minutes au batteur électrique, jusqu'à ce que le mélange ait doublé de volume et se soit transformé en une mousse bien ferme.




Ajouter le sucre glace et continuer à battre environ une minute. A ce stade, attention, la texture devient franchement vicieuse, et va essayer de remonter le long des pales. Ne pas, je répète, ne pas la laisser faire, sinon elle va rentrer à l'intérieur, et là, eh ben, adieu les guimauves, et vous pourrez aller vous racheter un batteur.




Je pense qu'en ne mettant que la pointe des pales dans le mélange, on doit pouvoir éviter ça. A voir. Edit : à ce stade, baisser la vitesse du batteur, et monter et descendre les pales en permanence, ça permet de contrôler la situation et de faire constamment redescendre la masse qui essaye de monter le long des pales.

D'autre part, le fait d'utiliser un robot pâtissier à la place d'un petit batteur manuel doit certainement beaucoup faciliter les choses et permettre d'éviter ce genre de problème. 

Ajouter le colorant. Quelle que soit la forme que vous utilisez, liquide ou poudre, allez-y vraiment doucement, je me suis fait avoir lors de ma première tentative. L'idée étant d'obtenir une couleur pastel...




Ben oui, c'était marqué concentré, mais je pensais pas que c'était à ce point-là. Donc, ne faites pas comme moi.

Dans une petite casserole, mettre le sucre en poudre et l'agar-agar. Ajouter les 6 cl d'eau et bien mélanger pour dissoudre l'agar-agar. Eviter de laisser des grumeaux. Faire chauffer en mélangeant de temps en temps, vu que l'agar-agar a tendance à se déposer au fond de la casserole. Une fois à ébullition, soit vous avez un thermomètre à sucre et vous attendez (toujours en remuant) que le sirop ait atteint 110 °C. Soit vous n'en avez pas, et vous laissez bouillir 5 à 6 minutes, jusqu'à ce que ça commence à épaissir, comme ça.




Ôtez du feu, ajoutez la vanille et versez tout de suite en filet sur le mélange substitut d'oeuf - gomme xanthane tout en continuant à battre au batteur électrique. Vous pouvez arrêter dès que tout le sirop est incorporé, d'autant que la texture est maintenant assez coriace, et que le batteur comme à sérieusement fatiguer (surtout si il est rempli de guimauve, hé hé...).

Transférez immédiatement (j'insiste) le mélange obtenu dans le moule chemisé avec une spatule en caoutchouc. Ca va vous donner une masse informe qu'il faudra étaler le mieux possible dans le moule.




Rabattre les côtés du papier huilé sur le dessus, et poser éventuellement un truc plat et lourd de la taille du moule pour égaliser la surface de la guimauve.




Laisser refroidir au minimum une heure, ou plus. Sortir la guimaume du plat dans son papier, ouvrir le dessus du paquet, vous allez obtenir un pain de guimauve assez vilain (ou nettement plus joli si vous avez bien lissé le dessus avant refroidissement).





Huiler la lame d'un petit couteau bien tranchant, et couper des cubes de guimauve en éliminant les bords inégaux (autant vous dire que je fais une légère overdose...). Passer un papier absorbant huilé sur la lame entre chaque tranche.




Mettre une feuille de papier cuisson huilé sur une grande assiette. Déposer les cubes de guimauve dessus, en les espaçant d'1 cm environ.

Préchauffer le four à 80 °C. Je suis désolée, j'imagine que tous les fours ne peuvent pas être réglés à 80 °C. J'ai essayé en réglant à 100 °C (le minimum de mon ancien four), et ça n'a pas bien marché. Le but est de sécher les guimauves, pas de les cuire. J'essaye actuellement de voir ce que ça donne en les laissant sécher à l'air libre un jour ou deux, je modifierai éventuellement ce post selon le résultat.

Edit : bonne nouvelle ! Après séchage à l'air libre pendant 24h, j'ai obtenu quasiment le même résultat qu'en les séchant au four. Petit bémol par contre : je vis dans un endroit où l'air est sec, et je ne suis pas du tout sûre que ça donnerait la même chose dans une région humide.

Bon, au pire, vous n'aurez plus qu'à manger tout rapidement, ça devrait pas être trop dûr. La phase de séchage ne change pas le goût, mais donne aux guimauves une texture sèche et facilement manipulable (comme les chamallows dans leur paquet), ce qui permet de les stocker, ou de les emballer dans des sachets sans qu'elles se collent toutes les unes aux autres.

Mettre l'assiette dans le four, et laisser 30 minutes à 80 °C.

Sortir les guimauves, laisser refroidir, puis faire dans un bol un mélange 1/3 Maïzena, 2/3 sucre glace, plonger chaque guimauve dans le mélange (bien les tourner dans le bol pour qu'elles soient recouvertes de tous les côté), la sortir et la faire sauter dans une petite passoire pour enlever le surplus de poudre (vous pouvez y aller, c'est solide à ce stade).



Ranger dans une boîte métallique, ou faire des jolis petits sacs en cellophane pour offrir.


[Vegan Marshmallow recipe]

15 septembre 2012

Crumble d'automne aux mûres et aux cranberries (Family Fresh Cooking)

Forcément, ça s'imposait aujourd'hui, une recette cuite au four. Et je vous rassure, il n'est pas seulement beau, il marche aussi très bien.
 
Ce crumble vient du site Family Fresh Cooking qui n'est pas végéta*ien, mais propose un certain nombre de recettes végéta*iennes, et vient de publier un guest post sur Oh She Glows et les photos somptueuses m'ont tout suite tapé dans l'oeil, comme ce crumble automnal qui a totalement tenu ses promesses. Je n'aurais jamais pensé toute seule à ajouter des graines (tournesol) et des fruits secs (cranberries) à de la pâte à crumble, mais c'est une très, très bonne idée.
 
Côté modifs, j'ai ajouté du sucre à la pâte (le blog utilise beaucoup de stevia et de trucs comme ça), remplacé l'huile de coco par de l'huile de colza, les figues par des mûres, et ajouté de la vanille. Recette d'origine ici.
 
Si vous en avez en stock, servez tiède avec une boule de glace vanille.
 
 

 
(pour 4 crumbles individuels, ou un grand)

250 g de prunes violettes ou de quetches
120 g de mûres
1 grosse pommes reinette
30 g de sucre blond ou roux
1/2 c. à café d'extrait de vanille

Pâte :

50 g d'amandes en poudre
30 g de petits flocons d'avoine (vous pouvez les mixer, pour une texture plus fine)
30 g de graines de tournesol
30 g de sucre blond ou roux
3 cl (2 mesures "c. à soupe") d'huile de colza ou de coco
1 c. à café de cannelle en poudre
1 pincée de sel
2 c. à soupe de cranberries (airelles) séchées

Dénoyauter les prunes, couper en deux. Eplucher la pomme et couper en dés. Mettre les fruits dans une casserole avec 3 c. à soupe d'eau, le sucre et la vanille, couvrir et faire cuire 20 minutes en mélangeant de temps en temps.




Préchauffer le four à 180 °C. Mélanger dans un bol les amandes, les flocons d'avoine, le sucre, le sel, la cannelle et les graines de tournesol. Ajouter l'huile, bien mélanger pour obtenir une texture sableuse. Ajouter les cranberries.

Répartir les fruits dans quatre ramequins (ou verser dans un plat à four). Saupoudrer la pâte par-dessus, et cuire 20 minutes à 180 °C.

Servir tiède ou froid.
 

13 septembre 2012

Four, mon amour

La petite merveille que vous voyez là-dessous, c'est mon nouveau four. Je l'aime, vous pouvez pas savoir.
 
 
 
 
 
Le même avec mon chez moi dedans.
 



Ca, c'était l'ancien.




Je suppose qu'il a un certain charme, en cherchant bien.


C'est un vrai gringalet
Aussi laid qu'un basset
Mais je l'aime
Il est bancal
Du coté cérébral
Mais ça m'est bien égal
Qu'il ait l'air anormal
 
Fréhel, Tel qu'il est


Comme le bouton de la minuterie était cassé, il fallait utiliser une pince pour tourner la tige. Un coup à prendre. La porte ne fermait plus très bien. La température était vaguement approximative. Il fallait cuire les biscuits en quatre fois. Et quand j'ai fait un kouglopf, je me suis rendu compte (bien trop tard) que le haut de la pâte touchait le haut du four.
 
Il était temps de faire quelque chose. Ceci étant dit, malgré tous ses défauts, ce petit four pas très beau était mes côtés depuis 5 ans, et a vu passer un certain nombre de choses entre ses deux résistances. Des grandes réussites, et des désastres inqualifiables. Alors rien que pour ça, pour le remercier de ces années de (bons et) loyaux services, je vais observer une minute de silence.

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Ca, c'est fait. Maintenant, le nouveau. Hein, pas vrai qu'il est beau ? I'm in looooooove. Euh. Donc. Comme il est nettement plus gros, j'ai dû le sortir de ma cuisine. Du coup, paradoxalement, j'ai plus de place. Au lieu de deux méchantes résistances, on a de la chaleur tournante, voire même pulsée. Oui madame. Pulsée, vous dis-je.
 
Je peux cuire à basse température, programmer un départ différé, maintenir au chaud, décongeler et régler la température à 5 °C près. Il y a de la lumière dedans, et un petit tiroir à glissière pour ranger le mode d'emploi pour quand on a oublié à quoi sert le programme n° 23. La seule chose qui manque, en somme, c'est qu'il aille tout seul jusqu'au frigo sur ses petites pattes pour préparer le dîner.

 

9 septembre 2012

L'iode

Vous êtes peut-être déjà tous super calés sur le sujet, mais j'ai rencontré récemment un végane qui s'était retrouvé avec des problèmes chroniques de thyroïde après des années passées sans absorber d'iode, et je me suis dit que ça pouvait valoir le coup d'en parler un peu.
 
L'iode donc. Quand elle n'est pas dans des comprimés que les plus prévoyants / paranoïaques d'entre nous gardent dans leur portefeuille en cas d'accident nucléaire, on la trouve principalement dans le poisson, les fruits de mer, et, ouf, les algues, la plus riche étant le kombu.
 
Alors bon, quand on aime pas les algues, quoi faire (au passage, il y en a aussi dans l'agar-agar qui n'a absolument aucun goût et qu'on peut utiliser dans tout un tas de plats salés ou sucrés). J'ai trouvé pas mal d'ânneries sur Internet (surprenant, n'est-ce pas), mais selon l'AVF, à qui on doit pouvoir faire confiance, il y a de l'iode dans les aliments suivants, bien que en moins grande quantité que dans les algues :  soja, ail, oignons, haricots blancs, fraises, cranberries (airelles), et navets.
 
C'est déjà mieux. Ensuite, il y a le sel iodé, mesure de santé publique vu qu'une bonne partie de la population est carrencée en iode. Le problème, c'est qu'en général, il y a aussi du fluor ajouté. Et le problème du fluor (je passe sur les délires l'accusant de transformer les gens en zombies dociles pour être mieux manipulables par la classe politique, théorie qui parvient même à franchir le point Godwin en faisant remonter l'origine du complot à Hitler...), c'est que d'une part ça peut provoquer des fluoroses dentaires ou osseuses (voir le site de l'OMS pour plus d'infos sur la question), et que d'autre part, il gène l'absorption de l'iode par la thyroïde. Un peu con de l'avoir combiné à l'iode dans le sel du coup. Article détaillé sur la question ici (en anglais).
 
On en vient à l'utilité de l'iode pour l'organisme. C'est un oligo-élément indispensable, qui sert à fabriquer les hormones thyroïdiennes, dont la thyroxine. Ces hormones sont extrêmement importantes, au stade du foetus (formation du système nerveux), lors de la puberté et d’une manière générale tout au long de notre vie. Les besoins journaliers sont d'environ 150 microgrammes, davantage pour la femme enceinte.
 
La carence en iode aboutit à une hypothyroïdie (fatigue, déprime, trous de mémoire, perte de cheveux, crampes, prise de poids…), qui peut se compliquer en un myxoedème (un truc pas chouette), et peut également accentuer les risques de maladies cardio-vasculaires. Et il faut bien avoir en tête que l'hypothyroïdie ne se guérit pas, mais se traite en prenant des hormones thyroïdiennes de substitution à vie. Article très bien là-dessus sur le site Passeport Santé.
A l’inverse, on peut constater des cas d’hyperthyroïdie, parfois liés à la consommation en excès d’iode. Elle entraîne irritabilité, amaigrissement, insomnie…
 
Conclusion, faut pas rigoler avec ça. Alors mangez vos algues, ou pour éviter de vous tracasser, prenez chaque jour un comprimé de VEG 1 de la Vegan Society ou un complément alimentaire équivalent, qui vous apportera votre dose quotidienne d'iode ET de vitamine B12.  

 

4 septembre 2012

Pêches farcies à l'amaretto

L'autre soir, j'avais l'intention de faire un petit gratin de pêches pour le dessert, mais il s'est avéré que

a) mes pêches se séparaient cette fois parfaitement en deux moitiés
b) on voyait le fond du bocal de poudre d'amandes

Résultat, j'ai fait des pêches farcies, ce qui était précisément ce que j'avais eu l'intention de faire au départ quand j'ai fait le gratin (comment ça, c'est pas clair mon histoire !?). 
 
Les pêches étaient parfaites. Tièdes et juteuses, avec un coeur moelleux aux amandes. Proverbe du jour : La nécessité est mère de l'invention.
 
 


(pour 8 demi-pêches)

4 pêches jaunes ou blanches, mais bien parfumées. L'acidité de la pêche doit contrebalancer le côté doux-amer des amandes
40 g de poudre d'amandes
20 g de sucre blond
2 c. à café de fécule de tapioca ou d'arrow-root
2 c. à café de purée d'amandes blanche
1 pincée de sel
1/2 c. à café d'extrait de vanille
quelques gouttes d'extrait d'amande amère
2 c. à café de liqueur amaretto



Préchauffer le four à 180 °C. Couper les pêches en deux, enlever le noyau, et creuser légèrement l'intérieur. Mettre la pulpe obtenue dans un bol.
 
Ajouter les autres ingrédients et bien mélanger. Disposer les moitiés de pêches dans un plat à four. Répartir le mélange aux amandes au milieu, mettre au four et cuire 30 minutes.
 
Servir tiède. Encore meilleur avec une boule de glace vanille.
 
 
 

 

2 septembre 2012

Gâteau renversé à l'ananas (Maple Spice)

Encore une très belle réussite du site Maple Spice. Une base moelleuse et légère, surmontée de morceaux d'ananas caramélisés. J'ai par contre bien réduit les quantités de sucre, et un peu aussi celles de matière grasse, et le gâteau reste assez, comment dire... riche, alors j'imagine même pas ce que ça doit donner avec les proportions d'origine.
 
 
 
 
50 g de margarine vgl
140 g de sucre blond
230 g de farine
1 sachet de levure chimique
1/2 c. à café de sel
2 c. à café d'extrait de vanille
10 cl de lait de coco
8 cl de lait de soja
1 c. à café de vinaigre de cidre
 
30 g de margarine
50 g de sucre complet
5 à 6 tranches d'ananas au jus (ou frais)
 
Préchauffer le four à 180 °C.
 
Laisser ramollir la margarine, puis travailler avec le sucre pour obtenir une texture crémeuse. Mélanger dans un bol les laits et le vinaigre. Mélanger séparément farine, levure et sel.
 
Ajouter la vanille et le mélange lait -vinaigre au sucre et à la margarine. Bien mélanger. Incorporer la farine en deux ou trois fois. Ne pas trop mélanger.
 
Répartir les 30 g de margarine en petits dés au fond d'un plat carré (environ 20 x 20 cm) en Pyrex. Saupoudrer le sucre complet par-dessus et mettre au four pendant 5 minutes.
 
Ressortir le plat, répartir l'ananas au fond. J'ai mis quatre tranches entière plus des petits morceaux autour, mais vous pouvez mettre uniquement des morceaux.
 
 
 
 
 
 
Répartir la pâte par-dessus (pas besoin que le dessus soit très lisse, ça s'étalera à la cuisson). Cuire 35 minutes environ, jusqu'à ce qu'un couteau ressorte propre du milieu.
 
Laisser refroidir 5 minutes, puis démouler sur une grille. Si vous laissez refroidir dans le plat, l'ananas risque de rester au fond.
 
Meilleur tiède, mais aussi très bien froid, éventuellement avec un peu de crème de coco fouettée...